Portrait
Il voit les chemins qui partent des gens
Rovan Kor est celui que l’on appelle quand plusieurs personnes très compétentes ne suffisent pas encore à faire exister une œuvre. Son travail consiste à rendre les forces compatibles, à les placer au bon endroit au bon moment et à obtenir de leur rencontre plus que ce que chacune aurait produit seule.
« Il ne voit pas les gens. Il voit les chemins qui partent d’eux. »
Méthode
Le magnétisme du potentiel
Rovan aperçoit souvent chez quelqu’un une capacité que cette personne n’a pas encore reconnue. Les gens se sentent vus avec lui. C’est aussi son piège : lorsqu’il a vu qu’une personne pouvait donner cent, il supporte très mal qu’elle choisisse d’en donner soixante. Il pardonne l’erreur plus facilement que le désengagement.
Part d’ombre
Une efficacité moralement dangereuse
L’objectif compte davantage pour lui que le confort de ceux qui doivent l’atteindre. Il connaît les leviers humains et choisit parfois de les utiliser. Sa faiblesse profonde apparaît lorsqu’une personne qu’il croyait avoir parfaitement lue préfère suivre son propre chemin, même au prix de l’échec.
Vestige
Le chef d’orchestre déchu
Rovan rêvait de devenir chef d’orchestre. Il n’en avait pas les qualités musicales. Il conserve encore, cachée dans un tiroir de son bureau, une ancienne baguette : le vestige presque honteux de la seule chose qu’il ait vraiment voulu devenir et qu’il n’a pas réussi à devenir.